Les conifères, pour ce qui reste vert quand le reste est nu
Huit mois par année, un aménagement québécois repose sur ce qui garde son feuillage. C'est la fonction première du conifère : donner de la matière en novembre, en janvier et en mars.
Les grands sujets
Épinettes, pins, sapins, mélèzes : pour un fond de terrain, un brise-vent ou un sujet isolé. Leur largeur adulte est souvent sous-estimée à l'achat — un conifère planté trop près d'une maison finit par être taillé d'un côté, et un conifère taillé d'un côté ne se rattrape pas.
Les formes basses et rampantes
Genévriers rampants, pins de montagne nains, sapins globuleux, ifs : pour une bordure, un talus ou un massif qui ne doit pas dépasser la hauteur d'une fenêtre. Ce sont aussi les seuls à tenir sur un talus sec en plein soleil.
Les sujets taillés
Spirales, boules, cônes et formes sur tige, taillés en pépinière sur plusieurs années. Ils s'emploient en encadrement d'entrée ou en pot. Leur forme se maintient par une taille annuelle légère ; laissée trois ans, elle se perd et ne se retrouve pas.
Le sel de déglaçage
Le long d'une entrée ou d'un trottoir déneigé, les embruns salins brûlent le feuillage de plusieurs conifères. Certains genres tolèrent la proximité d'une aire déneigée mieux que d'autres, et c'est une question à poser quand la plantation longe la rue.